C’est un discours de rupture qui résonne encore dans les travées du football guinéen. Fraîchement élu à la tête de la Fédération Guinéenne de Football (Féguifoot), Mamady Doumbouya a choisi de doucher immédiatement toute attente démagogique pour imposer sa vision managériale.
Loin des envolées lyriques et des promesses d’un sacre continental rapide qui caractérisent souvent les fins de congrès, le nouveau président a fixé un cap d’une froide lucidité.
« Je ne vous promets ni un trophée, ni une attribution de la CAN. Je vous promets du travail, de la méthode, de la rigueur et des résultats dont nous rendrons compte ». a-t-il déclaré.
Par cette déclaration, l’ancien Directeur Général de l’ARPT cible directement les maux qui ont paralysé l’institution depuis plus d’une décennie : l’improvisation, le manque de planification et l’absence de redevabilité. En refusant de promettre des victoires immédiates ou l’organisation d’une Coupe d’Afrique des Nations (CAN), il désamorce la pression populaire pour se concentrer sur l’essentiel : les fondations.
Pour transformer cette rigueur textuelle en actions concrètes, la nouvelle équipe fédérale déploie une stratégie méthodique : La culture de l’audit et des comptes ; . La refondation technique ; Le pragmatisme infrastructurel
En opposant la « méthode » aux illusions, Mamady Doumbouya engage le football guinéen dans une course de fond où chaque décision sera scrutée. La période de grâce n’existe pas, et le décompte des 100 premiers jours est déjà lancé.
Au-delà de la restructuration interne et de l’octroi de subventions équitables aux clubs, Mamady Doumbouya a partagé son grand rêve pour la Guinée : ramener la Coupe d’Afrique des Nations sur le sol national à l’horizon 2032 ou 2036. S’il refuse de faire de fausses promesses, il a invité le pays à oser voir grand : « un tel projet nécessiterait l’engagement des acteurs du football, l’accompagnement des autorités et une mobilisation nationale ».
Validé par les émissaires de la FIFA et de la CAF, ce mandat de quatre ans s’ouvre sous le signe de la rigueur. En mettant l’accent sur le rassemblement et le devoir de rendre des comptes, Mamady Doumbouya espère avoir posé, dès ses premiers mots, les bases de la renaissance du football guinéen.
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